17 août 2004
Un pique-nique au Mont Royal
Grasse matinée bien méritée ce lundi matin. Je crois que le contrecoup du décalage horaire ne se fait ressentir que maintenant. Après le petit déjeuner, magasinage (comprendre shopping) dans la zone commerciale de Montréal, L'équipeur, Pier Import, Dumoulin (le Darty local) et le célèbre Wal-Mart, sorte de supermarché à mi-chemin entre Leader Price et Auchan.
C'est Vincent qui nous conduit dans une voiture de location qu'il doit ramener après son week-end. Cet étudiant est aussi travailleur social, il est d'origine égyptienne mais est bien né au Québec où ses parents sont arrivés à la fin des années 60. C'est dire s'il connaît le pays et les coutumes de ses habitants. Avec sa couleur de peau et ses orientations sexuelles, c'est dire aussi s'il sait ce que signifie la discrimination, et on comprend vite la raison de ses engagements.
(Spéciale dédicace à Christophe : un ensemble rétroprojecteur de la mort qui tue)
Mes nouveaux amis sont, pour la plupart, membres de la structure internationale Helem, qui milite activement pour la reconnaissance des droits des homosexuels au Moyen-Orient, ce qui n'est pas gagné vu l'ouverture des mentalités là-bas. C'est un combat qui se mène sur plusieurs fronts, et ils ont par exemple déjà obtenu la libération de prisonniers condamnés pour ces simples motifs.
Après une série de déplacements en taxis (vous prenez cinq ? pour demander au chauffeur s'il peut tous nous emmener), nous arrivons chez Marc pour une collation libanaise rafraîchissante. J'en profite pour faire un rapide somme, avant de repartir pour le Parc du Mont Royal où nous attendent une dizaine de membres de Helem pour un pique-nique nocturne.
(Sans commentaire)
Une fois le barbecue allumé, on chante à tue-tête tout le répertoire révisé hier en voiture, on refait les parodies télévisées des Inconnus (les libanais ont au pays toutes les chaînes françaises et connaissent leurs classiques mieux que moi), on ne boit que modérément, mais surtout on se régale du délicieux repas concocté par Wael, cuisinier de métier, et employé dans un des plus grands restaus de Montréal. Brochettes de saucisses libanaises, hoummous, caviar d'aubergines, salades, taboulé libanais, c'est succulent et roboratif. Katarina, cuisinière aussi, nous a préparé des crumbles à la rhubarbe que Vincent fait réchauffer sur le barbecue, et qui me laisseront un souvenir impérissable.
(Vincent tente d'allumer le charbon de bois en brûlant ses factures de téléphone)
Au sujet de la boisson, j'apprends les curieuses lois québécoises : il est strictement interdit de boire de l'alcool dans la rue (même une bière) ou dans les parcs ou les espaces publics, sauf si l'on mange en même temps. Notre bouteille de vodka ne craint donc rien.
(La vie des animaux, dernier volet : notre ami l'écureuil des parcs, grand amateur de Springles goût bacon)
A 23 heures, le couvre-feu en vigueur dans les parcs urbains nous précipite dans un bar de l'avenue Saint-Denis, le Barbare. Là, un dernier verre (je résiste tant bien que mal à la crème brûlée de Nada) et la fatigue s'empare de moi alors que j'écoute Vincent dans ses imitations de l'accent québécois profond, à mourir de rire.
(Joëlle, discrète mais charmante, est écrivain)
Vite, au dodo.
Depuis hier, une révélation ne cesse de me poursuivre :
Vous ne trouvez pas comme un air de ressemblance ?
Bises à tous encore une fois, bisous à Romynette la future québécoise, maudzit tabarnac', et aussi à Mathilde qui fait des piqûres dans les oranges en professionnelle, maintenant. Et les myrtilles du Pilat ont l'air fameuses : gardez m'en un pot !
Cissane 2004
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C'est Vincent qui nous conduit dans une voiture de location qu'il doit ramener après son week-end. Cet étudiant est aussi travailleur social, il est d'origine égyptienne mais est bien né au Québec où ses parents sont arrivés à la fin des années 60. C'est dire s'il connaît le pays et les coutumes de ses habitants. Avec sa couleur de peau et ses orientations sexuelles, c'est dire aussi s'il sait ce que signifie la discrimination, et on comprend vite la raison de ses engagements.
(Spéciale dédicace à Christophe : un ensemble rétroprojecteur de la mort qui tue)
Mes nouveaux amis sont, pour la plupart, membres de la structure internationale Helem, qui milite activement pour la reconnaissance des droits des homosexuels au Moyen-Orient, ce qui n'est pas gagné vu l'ouverture des mentalités là-bas. C'est un combat qui se mène sur plusieurs fronts, et ils ont par exemple déjà obtenu la libération de prisonniers condamnés pour ces simples motifs.
Après une série de déplacements en taxis (vous prenez cinq ? pour demander au chauffeur s'il peut tous nous emmener), nous arrivons chez Marc pour une collation libanaise rafraîchissante. J'en profite pour faire un rapide somme, avant de repartir pour le Parc du Mont Royal où nous attendent une dizaine de membres de Helem pour un pique-nique nocturne.
(Sans commentaire)
Une fois le barbecue allumé, on chante à tue-tête tout le répertoire révisé hier en voiture, on refait les parodies télévisées des Inconnus (les libanais ont au pays toutes les chaînes françaises et connaissent leurs classiques mieux que moi), on ne boit que modérément, mais surtout on se régale du délicieux repas concocté par Wael, cuisinier de métier, et employé dans un des plus grands restaus de Montréal. Brochettes de saucisses libanaises, hoummous, caviar d'aubergines, salades, taboulé libanais, c'est succulent et roboratif. Katarina, cuisinière aussi, nous a préparé des crumbles à la rhubarbe que Vincent fait réchauffer sur le barbecue, et qui me laisseront un souvenir impérissable.
(Vincent tente d'allumer le charbon de bois en brûlant ses factures de téléphone)
Au sujet de la boisson, j'apprends les curieuses lois québécoises : il est strictement interdit de boire de l'alcool dans la rue (même une bière) ou dans les parcs ou les espaces publics, sauf si l'on mange en même temps. Notre bouteille de vodka ne craint donc rien.
(La vie des animaux, dernier volet : notre ami l'écureuil des parcs, grand amateur de Springles goût bacon)
A 23 heures, le couvre-feu en vigueur dans les parcs urbains nous précipite dans un bar de l'avenue Saint-Denis, le Barbare. Là, un dernier verre (je résiste tant bien que mal à la crème brûlée de Nada) et la fatigue s'empare de moi alors que j'écoute Vincent dans ses imitations de l'accent québécois profond, à mourir de rire.
(Joëlle, discrète mais charmante, est écrivain)
Vite, au dodo.
Depuis hier, une révélation ne cesse de me poursuivre :
Vous ne trouvez pas comme un air de ressemblance ?
Bises à tous encore une fois, bisous à Romynette la future québécoise, maudzit tabarnac', et aussi à Mathilde qui fait des piqûres dans les oranges en professionnelle, maintenant. Et les myrtilles du Pilat ont l'air fameuses : gardez m'en un pot !
Cissane 2004
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Comments:
<< Home
ouh là là mon Steph,
arrête de manger !
ça a l'air vraiment sympa toutes ces rencontres et ces ouvertures sur des communautés qu'on ne rencontre guère à Ecully ! une des multiples faits qui nous attirent vers les caribous, comme tu le sais...
bon, Romy vient de capter ta photo : "et Cissane, dodo... dodo Cissane..." tu vois qu'elle pense à toi aussi, et je lui ai lu ton petit bonjour à son attention...
demain, on part au Clôs de César à Gordes (pour info : www.closdecesar.com) = pour ceux que ça pourrait intéresser, ça tue !
bref, ça nous éclate de lire tes aventures au jour le jour de cette manière, c'est dix fois mieux que les Feux de l'amour ou Sous le soleil ! même avec un grand écran de Jacky. tu nous manque beaucoup et au train où ça va, j'ai bien peur que tu ne veuille plus repartir !
tes hotesses ont l'air vraiment sympa... quant à Diane, ouai, y'a comme un air de Julia, surtout pour le sourire...
c'est une aubaine (non, une chance parce que sinon, on va penser que je parle de soldes... et oui, j'ai révisé mon quebecquois...) de découvrir le pays de cette manière... bon, je vois que tu as un super moral, ça nous fait plaisir, je pense que ce voyage tombe à pic, n'est-ce pas ? fais le plein de souvenirs et à bientôt
bisous des Pibre's
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arrête de manger !
ça a l'air vraiment sympa toutes ces rencontres et ces ouvertures sur des communautés qu'on ne rencontre guère à Ecully ! une des multiples faits qui nous attirent vers les caribous, comme tu le sais...
bon, Romy vient de capter ta photo : "et Cissane, dodo... dodo Cissane..." tu vois qu'elle pense à toi aussi, et je lui ai lu ton petit bonjour à son attention...
demain, on part au Clôs de César à Gordes (pour info : www.closdecesar.com) = pour ceux que ça pourrait intéresser, ça tue !
bref, ça nous éclate de lire tes aventures au jour le jour de cette manière, c'est dix fois mieux que les Feux de l'amour ou Sous le soleil ! même avec un grand écran de Jacky. tu nous manque beaucoup et au train où ça va, j'ai bien peur que tu ne veuille plus repartir !
tes hotesses ont l'air vraiment sympa... quant à Diane, ouai, y'a comme un air de Julia, surtout pour le sourire...
c'est une aubaine (non, une chance parce que sinon, on va penser que je parle de soldes... et oui, j'ai révisé mon quebecquois...) de découvrir le pays de cette manière... bon, je vois que tu as un super moral, ça nous fait plaisir, je pense que ce voyage tombe à pic, n'est-ce pas ? fais le plein de souvenirs et à bientôt
bisous des Pibre's
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